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Les longues heures et le manque de soutien nuisent au bien-être des proches aidants

Selon une étude de l’Université 91ºÚÁÏÍø, une lourde tâche de proche aidance peut mener à une détérioration de la santé mentale, et les décideurs devraient en tenir compte
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Image par Getty images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 7 July 2026

Prendre soin d’une personne peut être une expérience enrichissante et gratifiante lorsque cette tâche reste modérée. Toutefois, une étude de l’Université 91ºÚÁÏÍø établit un lien entre une charge non rémunérée de plus de 20 heures par semaine et des effets néfastes sur la santé mentale.

L’équipe de recherche a toutefois constaté qu’il était possible d’atténuer ces effets en apportant un soutien social aux aidants très sollicités.

« Les programmes qui mettent les proches aidants en relation avec des ressources d’aide émotionnelle, d’information et de soutien pratique (soins de répit, groupes de soutien aux aidants, services communautaires) pourraient vraiment changer la donne », explique Amélie Quesnel-Vallée, professeure et directrice du Département d’équité, d’éthique et de politiques, et auteure en chef de l’étude.

« Les politiques qui se limitent au simple statut de proche aidant passent à côté de l’essentiel : l’ampleur des soins prodigués par cette personne a une influence considérable sur son bien-être. »

« Des facteurs que l’on considère souvent comme déterminants dans la relation entre la proche aidance et la santé mentale (le sexe, le revenu, le niveau d’éducation, le lieu de résidence) n’avaient pas d’incidence significative lorsque l’importance des soins donnés était prise en compte », ajoute-t-elle.

Les données à long terme révèlent des tendances

L’équipe a utilisé les données de , vaste cohorte représentative à l’échelle nationale comprenant plus de 51 000 Canadiennes et Canadiens âgés de 45 à 85 ans au début de l’étude. Le suivi a été fait à trois moments, entre 2011 à 2021 environ.

L’équipe de recherche a réparti les participants en quatre groupes (non-aidants, aidants peu sollicités, aidants modérément sollicités, aidants très sollicités) et a cherché à déterminer si des facteurs tels que le sexe, le revenu, le niveau d’éducation et le soutien social avaient une incidence sur la relation entre les activités d’aide des participants et leur santé mentale. Elle a également pris en compte certaines caractéristiques personnelles stables susceptibles de fausser les résultats, comme la personnalité ou les problèmes de santé survenus au cours de l’enfance.

« Les proches aidants très sollicités (qui passaient plus de 20 heures à prendre soin d’un proche) avaient une moins bonne santé mentale – soit une satisfaction à l’égard de la vie plus faible et des symptômes dépressifs plus présents –, tandis que les aidants peu sollicités (moins de 10 heures par semaine) ont déclaré avoir une satisfaction de vie plus élevée que les personnes non aidantes », résume la professeure Quesnel-Vallée.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a également montré que, pour les aidants très sollicités, le seul facteur qui atténuait les répercussions de la prise en charge sur leur santé mentale était le niveau de soutien social qu’ils déclaraient recevoir.

Répercussions concrètes

Les chercheuses affirment que ces résultats seront très utiles pour l’élaboration de politiques, étant donné que de plus en plus de Canadiennes et Canadiens assumeront des rôles de proches aidants non rémunérés en raison du vieillissement de la population.

Zilin Li, chercheuse postdoctorale au sein du Consortium en analytique pour une prise de décision fondée sur des données et auteure principale de l’étude, considère qu’il est important que les décideurs fassent ressortir les aspects positifs de la proche aidance lorsqu’il est question d’offrir du soutien.

« Les politiques devraient favoriser la mise en place de mesures de soutien qui permettent aux aidants de s’épanouir grâce à la formation et à la reconnaissance de leurs compétences et de leurs valeurs », affirme-t-elle.

L’équipe de recherche dit espérer que les futures recherches permettront de suivre de manière plus exhaustive le parcours des proches aidants et ses répercussions à long terme sur la santé mentale, de cerner les types de soutien qui leur seraient les plus bénéfiques et de recueillir des données sur les aidants de moins de 45 ans, qui n’ont pas été pris en compte dans la ELCV.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « », par Zilin Li, Isabelle Vedel et Amélie Quesnel-Vallée, a été publié dans la revue Social Science & Medicine.

Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada.

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