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Les infrastructures cyclables se développent au Canada, mais l’accès demeure inégal

Selon une étude menée dans trois villes, Montréal se distingue par ses progrès dans la réduction des inégalités d’accès aux infrastructures cyclables
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 29 June 2026

Les enfants et les personnes âgées sont systématiquement moins susceptibles d’habiter à proximité de pistes cyclables. C’est ce que révèle une nouvelle étude qui a cartographié les infrastructures cyclables dans trois villes canadiennes sur une période de dix ans.

Une équipe de recherche de l’Université 91ºÚÁÏÍø a analysé les données de recensement de Montréal, de Vancouver et de Victoria. Dans les trois villes, les quartiers comptant une plus forte proportion d’enfants de moins de 15 ans et d’adultes de 65 ans et plus étaient situés plus loin des infrastructures cyclables.

« La sécurité est l’un des principaux obstacles à la pratique du vélo chez les enfants et les personnes âgées. Un meilleur accès à des infrastructures cyclables réservées permet à la population de se sentir suffisamment en sécurité pour choisir le vélo, ce qui favorise la mobilité active et le vieillissement en santé », affirme Hiroshi Mamiya, auteur principal de l’étude et professeur adjoint au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université 91ºÚÁÏÍø.

Comment Montréal s’est-elle démarquée?

Selon les résultats publiés dans la Revue canadienne de santé publique, Montréal a réduit de façon constante les écarts d’accès liés à l’âge entre 2011 et 2021.

La ville a étendu son réseau cyclable à un plus grand nombre de quartiers. Le réseau comptait environ 891 kilomètres en 2011 et près de 1 450 kilomètres en 2021. En revanche, à Vancouver et à Victoria, les nouveaux aménagements cyclables ont été réalisés principalement dans des secteurs du centre-ville, où les enfants ont tendance à être moins nombreux.

À Montréal et à Vancouver, les quartiers comptant une plus forte proportion de personnes issues de minorités ethniques disposaient également d’un accès plus limité aux infrastructures cyclables, une tendance qui n’a pas été observée à Victoria.

« Les investissements futurs devraient cibler en priorité les communautés en quête d’équité. Il faudra aussi voir si les gens se rapprochent ou s’éloignent des nouvelles infrastructures, puisque l’évolution démographique peut influer sur l’accès », indique Hiroshi Mamiya.

Il ajoute qu’il s’agit de la première étude canadienne portant sur l’évolution de l’accès aux infrastructures cyclables dans plusieurs villes. Les trois villes étudiées ont été choisies parce qu’elles ont chacune beaucoup investi dans les infrastructures cyclables, tout en adoptant des approches différentes pour la mise en place de leurs réseaux.

Les étudiants et collègues du professeur Mamiya ont également créé une afin de rendre les résultats plus accessibles au public.

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L’article « », par Hiroshi Mamiya et Daniel Fuller, a été publié dans la Revue canadienne de santé publique. ³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a reçu le soutien de l’ et la plateforme de formation L’intelligence artificielle pour la santé publique (AI4PH), grâce au financement des Instituts de recherche en santé du Canada.

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Les infrastructures cyclables se développent au Canada, mais l’accès demeure inégal

Selon une étude menée dans trois villes, Montréal se distingue par ses progrès dans la réduction des inégalités d’accès aux infrastructures cyclables

Les enfants et les personnes âgées sont systématiquement moins susceptibles d’habiter à proximité de pistes cyclables. C’est ce que révèle une nouvelle étude qui a cartographié les infrastructures cyclables dans trois villes canadiennes sur une période de dix ans.

Une équipe de recherche de l’Université 91ºÚÁÏÍø a analysé les données de recensement de Montréal, de Vancouver et de Victoria. Dans les trois villes, les quartiers comptant une plus forte proportion d’enfants de moins de 15 ans et d’adultes de 65 ans et plus étaient situés plus loin des infrastructures cyclables.

« La sécurité est l’un des principaux obstacles à la pratique du vélo chez les enfants et les personnes âgées. Un meilleur accès à des infrastructures cyclables réservées permet à la population de se sentir suffisamment en sécurité pour choisir le vélo, ce qui favorise la mobilité active et le vieillissement en santé », affirme Hiroshi Mamiya, auteur principal de l’étude et professeur adjoint au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université 91ºÚÁÏÍø.

Comment Montréal s’est-elle démarquée?

Selon les résultats publiés dans la Revue canadienne de santé publique, Montréal a réduit de façon constante les écarts d’accès liés à l’âge entre 2011 et 2021.

La ville a étendu son réseau cyclable à un plus grand nombre de quartiers. Le réseau comptait environ 891 kilomètres en 2011 et près de 1 450 kilomètres en 2021. En revanche, à Vancouver et à Victoria, les nouveaux aménagements cyclables ont été réalisés principalement dans des secteurs du centre-ville, où les enfants ont tendance à être moins nombreux.

À Montréal et à Vancouver, les quartiers comptant une plus forte proportion de personnes issues de minorités ethniques disposaient également d’un accès plus limité aux infrastructures cyclables, une tendance qui n’a pas été observée à Victoria.

« Les investissements futurs devraient cibler en priorité les communautés en quête d’équité. Il faudra aussi voir si les gens se rapprochent ou s’éloignent des nouvelles infrastructures, puisque l’évolution démographique peut influer sur l’accès », indique Hiroshi Mamiya.

Il ajoute qu’il s’agit de la première étude canadienne portant sur l’évolution de l’accès aux infrastructures cyclables dans plusieurs villes. Les trois villes étudiées ont été choisies parce qu’elles ont chacune beaucoup investi dans les infrastructures cyclables, tout en adoptant des approches différentes pour la mise en place de leurs réseaux.

Les étudiants et collègues du professeur Mamiya ont également créé une afin de rendre les résultats plus accessibles au public.

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L’article « », par Hiroshi Mamiya et Daniel Fuller, a été publié dans la Revue canadienne de santé publique. ³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a reçu le soutien de l’ et la plateforme de formation L’intelligence artificielle pour la santé publique (AI4PH), grâce au financement des Instituts de recherche en santé du Canada.

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