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Des chercheurs de l’Université 91ºÚÁÏÍø mettent au point un dispositif qui se comporte comme un neurone

Une structure nanométrique fabriquée à partir de matériaux inorganiques pourrait servir à améliorer les rétines artificielles et à rendre l’IA plus efficace
Digital rendering of human neuron structure
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 25 June 2026

Des chercheurs de l’Université 91ºÚÁÏÍø ont mis au point une structure nanométrique sensible à la lumière qui imite un neurone dans le traitement de l’information. Le comportement de type neuronal prend sa source dans les matériaux eux-mêmes. Ainsi, la consommation d’énergie est moindre par rapport à l’utilisation de dispositifs similaires associés à des circuits ou à des logiciels.

Au lieu de collecter les données pour les traiter ensuite ailleurs, l’appareil détecte et interprète la lumière au même endroit, à l’instar d’un l’œil qui traite des informations visuelles.

Selon les chercheurs, cette innovation pourrait améliorer l’efficacité de technologies visuelles, telles que les rétines artificielles et les capteurs optiques intelligents. Elle pourrait également révolutionner la fabrication des réseaux neuronaux artificiels (RNA), qui constituent l’un des fondements de l’apprentissage automatique.

« En utilisant des matériaux et des nanostructures particuliers, nous avons mis au point le premier dispositif capable de reproduire fidèlement la dynamique neuronale que l’on observe dans un contexte biologique », explique Songrui Zhao, auteur principal et professeur agrégé de génie électrique et de génie informatique. 

Un dispositif multicouches sensible à la lumière

Les chercheurs ont fabriqué le dispositif en superposant des couches d’atomes à l’aide d’une technique appelée épitaxie par jet moléculaire. Ils l’ont ensuite exposé à de la lumière de différentes couleurs, intensités et durées, et ont mesuré les changements touchant les signaux électriques à l’intérieur du matériau.

Par une analyse des signaux sur une durée donnée, ils ont constaté que le dispositif était capable de combiner les signaux entrants, de stocker brièvement l’information et de déclencher une réponse dès qu’un certain seuil était atteint. Ce mécanisme s’apparente à la manière dont un neurone traite l’information et montre qu’un tel comportement peut découler directement des propriétés physiques du matériau plutôt que d’un logiciel ou d’un circuit complexe.

« En concevant minutieusement les couches, nous avons créé un dispositif dont la réponse à la lumière est modulable, ce qui constitue la base pour reproduire le comportement d’un neurone isolé, précise le professeur Zhao. Nous avons réussi à moduler le flux de courant électrique pour obtenir le comportement souhaité. »

Construction de réseaux neuronaux à partir de zéro

Selon les chercheurs, étant donné que les réseaux neuronaux artificiels (RNA) sont constitués d’un grand nombre de neurones interconnectés, ce dispositif pourrait offrir une nouvelle approche pour la conception de systèmes.

« Un neurone artificiel isolé est comme une cellule que l’on peut utiliser comme élément de base dont on peut se servir pour construire des réseaux en partant de zéro, ajoute le professeur Zhao. C’est une idée un peu folle : créer quelque chose qui s’apparente à un système biologique à partir d’un matériau inorganique. »

Une telle approche pourrait déboucher sur un traitement de l’information plus efficace et sur des applications en informatique de pointe, par exemple.

Le chercheur précise que les prochaines études porteront sur l’extension de la plage de sensibilité lumineuse du dispositif et l’optimisation de ses performances, ainsi que sur des applications telles que le chiffrement des données, où un traitement de l’information directement au niveau du capteur pourrait renforcer la sécurité.

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L’article « », par Yunqiu Chen, Milad Fathabadi, Mohammad Fazel Vafadar et Songrui Zhao, a été publié dans Nanoscale.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et par le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies.

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