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La diversité agricole et les céréales vivaces pourraient renforcer la santé des sols face aux aléas climatiques

Selon une é³Ù³Ü»å±ð de terrain de l’Université 91ºÚÁÏÍø, diversifier les cultures et remplacer le blé par des céréales vivaces renforcerait les microorganismes du sol et améliorerait la résistance à la sécheresse et aux inondations
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 23 June 2026

Selon une de l’Université 91ºÚÁÏÍø, la diversité agricole et le remplacement du blé annuel par une céréale vivace permettraient de préserver la santé des sols, dans un contexte où les changements climatiques entraînent une variabilité des précipitations.

Des chercheurs et chercheuses ont mené des essais au Centre de recherche agronomique Émile-A.-Lods de l’Université 91ºÚÁÏÍø, à Sainte-Anne-de-Bellevue. Ils ont comparé deux approches : d’une part, une forme de culture intercalaire, qui consiste à faire pousser plusieurs espèces en rangs alternés côte à côte; d’autre part, le remplacement du blé annuel par l’agropyre intermédiaire (Kernza), une céréale vivace spécialisée qu’on utilise notamment pour produire du pain et de la bière, et qui se distingue du blé classique par son goût et sa composition.

Les deux stratégies ont modifié les microorganismes du sol, qui jouent un rôle essentiel dans la santé des végétaux et le cycle des éléments nutritifs.

Les résultats montrent que la culture intercalaire et l’adoption de céréales vivaces ont toutes deux favorisé la présence de champignons bénéfiques qui vivent en symbiose avec les racines des plantes et modifié la structure des microorganismes du sol.

« Nous avons constaté que tant la culture intercalaire que le remplacement du blé annuel par une céréale vivace ont entraîné l’augmentation de la présence d’un champignon symbiote bénéfique », explique Deniz Dutton, autrice principale de l’é³Ù³Ü»å±ð, qui a réalisé ces travaux dans le cadre de sa maîtrise au Département des sciences des ressources naturelles.

Les microorganismes du sol sont indispensables à des processus tels que le cycle des éléments nutritifs, le stockage de dioxyde de carbone et la résilience des végétaux. Les systèmes agricoles classiques fondés sur la monoculture peuvent affaiblir ces microorganismes et rendre les sols plus vulnérables à la sécheresse et aux inondations.

L’é³Ù³Ü»å±ð a également montré qu’une augmentation de la diversité des cultures s’accompagnait d’une plus grande variabilité des communautés de microorganismes. Selon l’équipe de recherche, cette variabilité pourrait favoriser l’adaptation des sols au fil du temps en garantissant la présence de microorganismes capables de prospérer dans des conditions changeantes.

Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe a réalisé des prélèvements sur le terrain ainsi que des analyses en laboratoire. Les parcelles ont été soumises à des précipitations variables au moyen d’abris réduisant la pluviosité de 30 % et de dispositifs redirigeant l’eau vers des parcelles voisines. L’équipe de recherche a ensuite analysé l’ADN du sol et l’activité des microorganismes afin de comprendre leur réaction à ces changements.

L’agriculture à l’ère des changements climatiques

Cette recherche reflète l’intérêt croissant pour des pratiques agricoles qui renforcent la résilience tout en atténuant leurs effets sur l’environnement.

« Les données scientifiques indiquent qu’il faut adapter les pratiques agricoles afin de les rendre moins vulnérables aux changements climatiques et d’atténuer leurs effets sur l’environnement », affirme Deniz Dutton.

Par le passé, de nombreux systèmes d’exploitation agricole reposaient sur des rotations de cultures plus diversifiées et sur des pratiques écologiques avant la généralisation, au milieu du 20e siècle, de l’utilisation des pesticides de synthèse et de méthodes agricoles plus uniformes et plus intensives.

« Autrefois, on avait recours à l’agriculture diversifiée et aux cultures vivaces pour limiter les risques de perte de récolte et régénérer la fertilité des sols », ajoute-t-elle.

Selon Deniz Dutton, l’é³Ù³Ü»å±ð fournit des pistes de réflexion aux agriculteurs et agricultrices, aux décideurs et à toute personne intéressée par une agriculture résiliente face aux changements climatiques.

Elle espère que de futures recherches permettront d’évaluer le rendement à long terme d’autres systèmes de culture, d’autant plus que les phénomènes météorologiques extrêmes s’intensifient.

L’é³Ù³Ü»å±ð

L’article « », par Deniz Lara Dutton, Cynthia Kallenbach, Mary-Cathrine Leewis et Visveshwar Senthilkumaran, a été publié dans Applied Soil Ecology. L’é³Ù³Ü»å±ð a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies.

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