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La sclérose en plaques peut être détectée grâce aux protéines sanguines, plusieurs années avant le diagnostic, ouvrant ainsi la voie à la prévention

±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 26 May 2026

Lors d’une récente étude, on a mis en évidence la modification d’un groupe de protéines sanguines chez les personnes qui ont présenté par la suite une SEP, parfois plus de dix ans avant le diagnostic. Cette découverte suscite l’espérance qu’un jour, un simple test sanguin permette d’identifier à l’avance les individus à risque élevé pour intervenir avant l’apparition des lésions.

Contre les maladies neurologiques, comme la SEP, le meilleur remède reste la prévention. Les lésions cérébrales déjà existantes s’avèrent difficiles, voire impossibles, à traiter, mais un dépistage précoce permet souvent d’éviter leurs effets les plus invalidants. Dans bien des cas, malheureusement, le diagnostic n’est posé qu’à un stade bien avancé sans possibilité d’intervention préventive.

L’équipe de scientifiques dirigée par le Dr Adil Harroud, neurologue et chercheur au Neuro (Institut-Hôpital neurologique de Montréal) de l’Université 91ºÚÁÏÍø, a cherché dans le sang des patients les indices d’une SEP plusieurs années avant un diagnostic. Elle a concentré ses travaux sur les protéines, des molécules essentielles au fonctionnement de l’organisme.

Sur plus de 2 500 protéines sanguines analysées au moyen d’une technique statistique appelée randomisation mendélienne, l’équipe a découvert l’association de 39 d’entre elles au risque de SEP; la plupart agissent dans les circuits de signalisation qui coordonnent la réponse immunitaire. Pour s’assurer que ces protéines pouvaient signaler à l’avance la maladie, ils se sont adressés à la UK Biobank, qui recueille des échantillons sanguins d’un demi-million de participants britanniques pour suivre leur état de santé depuis les années 2000. Parmi ces derniers, 124 ont présenté une SEP, les chercheurs ont alors pu examiner rétrospectivement les échantillons prélevés en moyenne six ans avant le diagnostic, et parfois même plus d’une décennie auparavant.

Les scientifiques ont alors découvert dans ces échantillons l’altération de huit protéines chez les individus qui feraient ensuite l’objet d’un diagnostic de SEP. L’une de ces protéines, la DKKL1, était associée à la fois à un risque moindre de SEP et à une progression plus bénigne de la maladie, ce qui en fait un biomarqueur potentiel à la fois prédictif et pronostique. Cette démarche s’apparente au dépistage du cholestérol pour les maladies cardiaques, car les taux sanguins signalent un risque des années avant une crise cardiaque en donnant ainsi aux médecins le temps d’intervenir.

« Dans le cas de la SEP, nous savons désormais qu’une intervention précoce peut retarder, voire éradiquer totalement l’apparition des symptômes », affirme le Dr Harroud. « Il nous manque maintenant, le moyen d’identifier les bonnes personnes à temps. Ces marqueurs sanguins ouvrent la voie pour y parvenir afin d’agir avant qu’il soit trop tard. »

L’équipe prévoit de valider ces résultats sur des cohortes plus importantes et de vérifier si ces biomarqueurs, combinés à d’autres outils, peuvent servir pour des tests de dépistage.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð dans la revue Annals of Neurology le 22 mai, 2026. Elle a reçu le soutien financier du Fonds de recherche du Québec en Santé, du prix du jeune chercheur de la Famille Bougie, de la Fondation Brain Canada et du Fonds canadien de recherche sur le cerveau.

À propos du Neuro

L’Institut-Hôpital neurologique de Montréal, ou tout simplement le Neuro, est un établissement bilingue, de calibre mondial dédié à la recherche sur le cerveau et aux traitements de pointe. Fondé en 1934 par un éminent neurochirurgien, le Dr Wilder Penfield, il est parvenu au premier rang des centres cliniques et de recherche spécialisés en neurosciences au Canada et se classe parmi les plus importants dans le monde. L’intégration harmonieuse de la recherche, des soins aux patients et de la formation de brillants scientifiques, positionne avantageusement le Neuro au plan international pour intervenir de façon décisive dans la compréhension des troubles neurologiques et leur traitement. Premier établissement universitaire au monde à adopter complètement la science ouverte, il parvient ainsi à accélérer la création du savoir et la découverte de nouvelles options thérapeutiques efficaces pour les affections cérébrales. En tant qu’institut de recherche et d’enseignement, le Neuro relève de l’Université 91ºÚÁÏÍø et il assume la Mission en neurosciences du Centre universitaire de santé 91ºÚÁÏÍø. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site 

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